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Ludivine, charme et talent 87

Son rire et sa spontanéité auront définitivement conquis le coeur des martiniquais. Femme de médias, véritable petite bête de communication Ludivine n’avait
d’autre choix que d’épouser ces métiers qui la mettent en situation de parler à l’autre, d’entrer en relation avec l’autre. Mais Dieu qu’elle est douée ! De toutes celles de cette génération qui aujourd’hui occupent l’espace médiatique tant en télé qu’en radio elle est certainement la plus forte personnalité. L’animatrice répond sans détour aux questions de notre équipe.

Ludivine : Je suis martiniquaise de père et de mère. Née à Dijon où j’ai grandit, je suis arrivée en Martinique à l’âge de dix ans j’ai eu une enfance heureuse au Carbet entourée de ma mère, mes deux soeurs et ma grand mère. Très tôt j’ai eu cette envie de micros, je n’ai jamais imaginé faire un autre métier que celui que je fais. J’ai toujours rêvé de strass et de paillettes.

Makrélaj : Ta scolarité n’en a pas souffert ?

L : J’ai eu une scolarité normale ! Je ne me suis pas donné plus de moyens que ça, vraiment je n’ai pas fait de gros efforts en classe mais je n’ai pas été pour autant un cancre. Je dirai que j’étais plutôt du genre paresseux. Alors on dira élève moyenne, mais pas travailleuse. J’étais déjà plus intéressée par la chose artistique que par les cours.

M : Ton premier micro tu le tiens quand ?

L : J’avais quinze ou seize ans, c’était pendant les grandes vacances et c’était avec quelqu’un qui depuis a fait du chemin, c’était avec Sadji sur radio Fréquence Caraïbe au Carbet. J’étais coanimatrice à ses cotés et c’était une émission musicale. C’était ma période reggae, je découvrais Bob Marley, je m’attachais la tête avec un turban, je ne mangeais pas de porc bref ça a été une période de ma vie.

M : Comment passe t’on de l’anonymat d’une petite radio du Carbet à la lumière ?

L : Tranquillement ! Sans essayer plus que ça de provoquer la chance. J’étais au lycée de Bellevue et j’étais membre actif de la maison du lycéen et je me suis retrouvée parachutée sur la scène de
l’élection de la Reine du carnaval de l’établissement à présenter les candidates au Manikou Night. Dans la même période je rencontre Tit Marc et Max d’NRJ puis Fabien Nilusmas de « Coup de force » chez
qui je vais faire des voix off, des pubs. Je me souviens que ma toute première pub je l’ai enregistrée avec Flyy Lerandy. Aujourd’hui c’est aux cotés de Ti Marc et Max que je me retrouve en radio comme quoi le hasard fait bien les choses. Ce sont eux qui précisément m’avaient découverte. Je suis après régulièrement appelée par Régie Caraïbes pour faire des voix, j’aime bien cela et puis début 2000 Captain Jo m’appelle et me propose de rejoindre l’équipe du matin sur NRJ. J’ai d’abord été rubricarde pour pas grand-chose puis me suis petit à petit
fait ma place au sein de l’équipe.

M : Tu as choisi la radio mais tu aurais également pu opter pour la comédie, en télé tu la joue plutôt bien ?

L : Je crois que cela fait partie des prochaines cordes que je pourrais ajouter à mon arc. C’est vrai qu’en plus d’une certaine spontanéité mwen ni sik an co mwen. En télé par exemple on me reconnaît une
certaine aisance encore que cela dépend souvent de celui que vous avez en face de vous.

<strong>M</strong> : On a l’impression qu’il t’arrive
plein de choses et que ça va très vite pour toi ?
<strong>L</strong> : C’est vrai il m’arrive plein de choses et en plus de belles choses et je ne dis non à rien. Je garde la tête froide parce que je fais tout simplement ce qui me plait, je fais très exactement le métier que j’avais toujours voulu faire, je suis en contact avec les gens tous les matins. La plus belle chose qu’il m’est donné d’entendre c’est « Mon Dieu je prends un plaisir à vous écouter le matin ! ». Oui cela me comble de me sentir la cousine, la soeur, la petite fille, l’amie, la maitresse de plein de gens en même temps.

M : Cela fait quoi de se sentir aimée, de sentir qu’on plait ?

L : Cela fait plaisir mais en ce qui me concerne cela n’exclut pas du tout la remise en question et le doute. Savoir qu’on plait c’est peut être pire que de l’ignorer. Il y a la peur de décevoir, il y a la peur de ne plus plaire demain et puis ce questionnement, après quand tout cela sera fini…le plan B quel sera-t-il ? Où est la sortie ?

M : As-tu conscience de plaire
beaucoup aux femmes ?
L : Oui ! J’ai cette chance,
il y a beaucoup de femmes qui m’arrêtent pour m’encourager et c’est super plaisant. Je crois que mon combat pour ma perte de poids en a sensibilisé plus d’une et beaucoup se reconnaissent en moi.
Ma vie de femme moderne, mon mariage, ma maternité, mon divorce, mon travail, tout cela mené de front fait qu’elles ont le sentiment que je suis tout simplement femme comme elles et m’attire leur sympathie. C’est agréable !

Makrelaj N 19
En couverture

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